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RESTAURATION.
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primer. Louis XVIII adhéra à cette ligue sacrilège. Il s’oc-cupa ensuite de remplir les honteuses conditions qu’il avaitacceptées pour remonter sur le trône, et qui étaient aunombre de cinq principales : 1° la cession de plusieurs placesfortes et d’une portion de territoire; 2° la démolition des for-tifications d’IIuningue ; 3° le payement d’une indemnité de800 millions; 4° la restitution du département du Mont-Blanc au roi de Sardaigne ; 5° l’occupation pendant sept ansdes frontières par une armée de cent cinquante mille hommesaux frais de la France . Ces divers arrangements terminés,les empereurs d’Autriche et de Russie remirent à Louis XVIII l’acte par lequel Marie-Louise , l’indigne épouse du grandNapoléon , déclarait renoncer, pour elle et pour son fils, auxtitres d’impératrice et d’empereur de France , et accepter endédommagement le duché de Parme .
Presque le même jour, Joachim Murat , qui avait étéexpulsé de son royaume de Naples par la coalition, débar-quait au Pizzo , était pris, jugé et fusillé par exprès comman-dement de Ferdinand IV, roi des Deux-Siciles .
A Paris , le maréchal Ney, le héros de la bataille de laMoscowa, celui que les soldats français avaient surnomméle brave des braves, comparaissait devant la chambre despairs , transformée en haute cour de justice, pour s’entendrecondamner à mort, comme coupable de haute trahison, àcause de son dévouement à l’empereur. L’infortuné Ney futfusillé dans l’avenue de l’Observatoire par des royalistes etdes nobles déguisés en vétérans ! ! Après l’illustre maréchal,vint le tour de ses compagnons d’armes; la France , déjà siopprimée, vit surgir de tous côtés des échafauds que ne lais-