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HISTOIRE DES PAPES.
de département. Enfin la quatrième fixait l’époque de la con-vocation des collèges et celle des Chambres.
Le 26 juillet 1850, les ordonnances furent placardées surles murs de la capitale. La bourgeoisie atterrée ferma sesateliers, ses magasins, ses manufactures, et jeta sur la placedes milliers d’ouvriers. Le lendemain 27, quelques hommesénergiques du parti libéral se firent chefs d’insurrection, seplacèrent à la tête de bandes d’étudiants, et parcoururent lesboulevards et les quais aux cris de vive la charte! à bas lesministres ! à bas le roi ! Les feuilles de l’opposition entrèrentfranchement en lutte avec le pouvoir, parurent sans autorisa-tion, et répandirent en grand nombre des exemplaires d’uneprotestation des journalistes. L’émeute prit alors des pro-portions effrayantes. Le 28, au matin, le drapeau tricoloreflotta au-dessus des barricades, et la population entière setrouva sous les armes, prête à combattre les séides du tvranet l’infâme Marmont, duc de Raguse , le même qui en 1814avait trahi l’empereur, livré la capitale aux étrangers, et quiavait été jugé digne de remplir une mission de bourreau etde mitrailler les Parisiens. Bientôt la fusillade s’engagea surtous les points à la fois, et la grande ville fut transformée enun immense champ de bataille. Dans la journée du 29, le com-bat continua avec acharnement du côté des troupes, avec leplus sublime héroïsme du côté des citoyens ; enfin, le 50 juil-let, la monarchie fut vaincue, et le peuple campa dans lepalais des rois !
Pendant que les Français s’entr’égorgeaient à Paris , lestupide Charles X s’occupait de chasser aux cerfs, refusaitobstinément de révoquer les ordonnances, et traitait de fac~