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26 (1766) La suite de l'histoire d'Afrique; savoir l'histoire moderne de Barbarie, des royaumes de Maroc et de Fez, d'Alger, de Tunis, de Tripoli, de Barca, et l'histoire de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, ou des chevaliers de Malthe
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DE BARBARIE. Liv. XXI. Ciiap. III.

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quante ans, la huitième année de fa derniere Vice-royauté , & fut enterré Sectiobfous le même dôme que son pere ; il laiífa deux fils , dont lainé, nommé v.Mahamed Bey , épousa lannée suivante la fille du fameux Corsaire Dragut, Histoirequi avoit été tué devant Malthe (*), quant au second, quil avoit eu de la 1/t

fille du Roi de Couco, il le laiífa avec fa mere à Alger, quand il partit pour j e f.

Constantinople (a). _ zieme

Mahamed son successeur fit dabord plusieurs choses pour le Bien public, ficelé.qui lui concilièrent laffection des Algériens. Non seulement il fit revenir ^. lhail)etllabondance dans le Pays, qui pendant quelque tems avoit souffert de la di- suc-*secte, mais il nettoya les chemins des Bandits, qui en étoient en grande par- cede.tie la cause, en sorte quil ne se passoit guere de jour sans quon en exécu-tât quelquun. II y trouva si peu doccalion de faire valoir ses talens pourla guerre, quil passoit la plus grande partie du tems à la chasse, ou à pren-dre le plaisir du vol de lOiseau. La seule occasion qui lappella hors d'Alger,fut une sédition à Constantine , Capitale de la Province de lEst. Le Gou-verneur ayant voulu enlever par force une jeune fille à ses parens, les habi-tans avoient chassé toute la Garnison , à la réserve de quelques Turcs, quiavoient été tués dans le tumulte. La présence du Bâcha fit bientôt rentrerles mutins dans le devoir , mais on fut fort irrité de la sévérité à contre-tems dont il usa , en faisant vendre pour Esclaves tous ceuk des habitansqui tomboient entre ses mains ; au bout de moins dun an elle lui coûta sonGouvernement , nonobstant les services signalés quil avoit rendus à la Ré-publique , outre ceux dont nous avons parlé. Ce fut à fa prudence & à sonadresse quon fut redevable de la réconciliation des Janissaires & des Levan-tins, qui formoient deux Corps séparés, & étoient toujours en querelle augrand préjudice de lËtat ; il trouva moyen de les réunir en un seul corps.

Cétoit un trait de politique bien hardi, qui fraya le chemin à lindépendan-ce de la République, & à ce degré de puislânee auquel elle séleva au-des-sus des autres Etats de Barbarie. II ajouta encore quelques fortificationsconsidérables â la ville & au Château , & sembloit navoir rien tant àcœur que de rendre Alger imprenable. Ce fut, selon toutes les apparen-ces, ce qui engagea la Porte, toujours jalouse de ses vassaux , à le priversitôt de son Gouvernement.

(») Ilaedo, Morgan & al.

Tan-

(») Ce jeune Turc, que Hassan avoit eu dune belle Renegate Corse, cowmandoicUne grande Galere, qui lui appartenoit, au siégé de Navarin en Morée ; le Marquisde Sainte-Croix Général des Galères de Naples le poursuivit ; & comme ses Esclavesle baïsloient mortellement à cause de sa cruauté, ils ne virent pas sitôt les Napolitainsprêts à saborder , quils se jetteront sur lui , & ie mirent en pieces avant que leMarquis fisc assez proche pour les en empêcher. 11 y a de lapparence que la familledes Barberousses finit avec lui, car on ne trouve point que ni lui ni s° n "Ore ayentlaissé de postérité. Quant à son mariage avec la fille de Dragut , cest Ilaedo , quinous lapprend. Feriut, non feulement nen dit rien , mais assure que Hassan son perelavoit épousée; mais ce doit être une méprise de cet Historien dailleurs exact:., puis-quil lappelle un jeune audacieux ; au-lieu que Hassan étoit êgé de vingt-buit anslorsquil fut nommé la premiere fois Bacha dAlger, plus de vingt ans avant la mort

de Dragut fi). ,

(0 Lc tréma T. V. p. îtf. lUtda, íc Marin», vol, II, p. 4 ZL,