IO LIVRE VIII.
ou moins loin son exemple. On profita deleur premier mouvement. Ils trouvèrent sousleur main tout ce qu’il fallait pour s'engagerirrévocablement, quand ils étaient encore en-semble , excités les uns par les autres et parles paroles de leur empereur.
Ce don patriotique s’éleva, dit-on , à deuxmillions de roubles. Les autres gouvernementsrépétèrent, comme autant d’éclios , le cri na-tional de Moscou . L’empereur accepta tout;mais tout ne put être donné sur-le-champ ret quand, pour achever son ouvrage, il ré-clama le reste des secours promis, il futforcé d’user de contrainte; le péril qui avaitsoumis les uns et échauffé les autres, s’étantéloigné.
CHAPITRE IL
Cependant, bientôt Smolensk fut envahi,Napoléon dans Viazma, l’alarme dans Moscou .La grande bataille n’était point encore perdue,et déjà l’on commençait à abandonner cettecapitale.
Dans ses proclamations, le gouverneur-gé-néral comte Rostopschine disait aux femmes :« qu’il ne les retenait pas, que moins il y au-