LIVRE DIXIÈME
CHAPITRE I.
Cependant, la surprise de Yinkowo, cetteattaque inopinée de Kutusof devant Moscou ,n'avait été qu’une étincelle d’un grand incen-die. Au même jour, à la même heure, toutela Russie avait repris l’offensive. Le plan gé-néral des Russes s'était tout à coup développé.L’aspect de la carte devenait effrayant.
Le 18 octobre, à l’instant même où le canon*le Kutusof avait détruit les espérances degloire et de paix de Napoléon , Wittgenstein ,a cent lieues derrière sa gauche, s’était préci-Pité sur Polotsk ; Tchitchakof, derrière sadroite, à deux cents lieues plus loin, avaitProfité de sa supériorité sur Schwartzemberg ;e t tous deux , l’un descendant du nord , l’au-be s’élevant du sud , s’étaient efforcés de se^joindre vers Borizof.
C’était le passage le plus difficile de notrele traite, et déjà ces deux armées ennemies ylouchaient., quand douze marches, l’hiver, la