CHAPITRE Vl. 09
garde russe , il s’engage fièrement et sans hé-siter sur le chemin de Yoladimir et d’Asie .
Plusieurs milliers de Cosaks, avec quatrepièces de canon, se retiraient dans cette di-rection. Là cessait l’armistice. Aussitôt Mu-rat, fatigué par cette paix d'une demi-jour-née, ordonna de la rompre à coups de cara-bine. Mais nos cavaliers croyaient la guerrefinie , Moscou leur en paraissait le terme , etles avant-postes des deux empires répugnaientà renouveler les hostilités. Un nouvel ordrevint, une même, hésitation y répondit. Enfin,Murat irrité commanda lui-même ; et ces feux,dont il semblait menacer l'Asie , mais qui nedevaient plus s’arrêter qu’aux rives de la Seine,recommencèrent.
CHAPITRE VI.
Napoléon n'entra qu'avec la nuit dans Mos-cou . Il s’arrêta dans une des premières maisonsdu faubourg de Dorogomilow. Ce fut là qu’ilnomma le maréchal Mortier gouverneur de cettecapitale. «. Surtout, lui dit-il, point de pillage !» Vous m'en répondez sur votre tète. Défen-» dez Moscou envers et contre tous. »
Cette nuit fut triste : des rapports sinistres