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Tome second.
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U LIVRE Vili.

pét.uosilé. L’élite de l’armée et l'empereur"étaient perdus , si une seule des flammèchesqui volaient, sur nos têtes s’était posée surun seul caisson. C’est ainsi que , pendantplusieurs heures , de chacune des étincellesqui traversaient les airs dépendit le sort del’armée entière.

Enfin le jour, un jour sombre parut ; ilvint s’ajoutera cette grande horreur, la pâlir,lui ôter son éclat. Beaucoup d’officiers se ré-fugièrent dans les salles du palais. Les chefs,et Mortier lui-même , vaincus par l'incendie ,qu'ils combattaient depuis trente-six heures ,y vinrent tomber d’épuisement et de dés-espoir.

Ils se taisaient, et nous nous accusions. Ilsemblait à la plupart que l’indiscipline et l’i-vresse de nos soldats avaient commencé cedésastre , et que la tempête l’achevait. Nousnous regardions nous-mêmes avec une espècede dégoût. Le cri d’horreur qu’allait jeterl’Europe nous effrayait. On s’abordait lesyeux baissés, consternés d’une si épouvantablecatastrophe : elle souillait notre gloire ; elle *nous en arrachait le fruit ; elle menaçaituotre existence présente et à venir ; nousn’étions plus qu’une armée de criminels dontle ciel et le monde civilisé devaient faire jus-tice. On ne sortait de cet abîme de pensées ,et des accès de fureur qu’on éprouvait contreles incendiaires, que par la recherche avide