CHAPITRE IX. 7 i
acteurs de Paris sont, dit-on, mandés. Unchanteur italien vient s’efforcer de rappeler auKremlin les soirées des Tuileries . Par-là, Na poléon prétend abuser un gouvernement quelhabitude de régner sur l’erreur et l’igno-rance de ses peuplej, a fait de longue main àtoutes ces déceptions.
Lui-même sent l’insuffisance de ces moyens,et pourtant septembre n’est déjà plus, octobrecommence ! Alexandre a dédaigné de répon-dre ! c’est un affront ! il s’irrite. Le 3 octobre,après une nuit d’inquiétude et de colère , ilappelle ses maréchaux. Dès qu’il les aperçoit," Entrez, s’écrie-t-il, écoutez le nouveau plan» que je viens de concevoir; prince Eugène ,
“ lisez. (Ils écoutent.) Il faut briller les restes“ de Moscou ; marcher par Twer sur Peters-» bourg, où Macdonald viendra les joindre !
» Murat et Davout feront l’arrière-garde ! » Et1 empereur, tout animé, fixe ses yeux étince-lants sur ses généraux , dont la figure froide etsilencieuse n’exprime que l'étonnement.
Alors, s’exaltant pour exalter : « Eh quoi !
® c’est vous , ajoute-t-il , que cette pensée“ n’enflamme point ! Jamais un plus grand fait* de guerre aurait-il existé P Désormais cette“ conquête est seule digne de nous ! De quelle” gloire nous serons comblés, et que dira le“ monde entier, quand il apprendra qu’en“ trois mois, nous avons conquis.JéS deux” grandes capitales du nord ' » ■