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Tome second.
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72 LIVRE VIII.

Mais Davout , comme Daru, lui oppose « la» saison, la disette, une route stérile, dé-!> sorte, factice, celle de Tw-er à Pétersbourg,» qui s’élève sur cent lieues de marais, et» qu’en un jour trois cents paysans peuvent« rendre impraticable. Pourquoi s'enfoncer de>i plus en plus dans le nord , aller encore au-» devant de l’hiver, le provoquer, le braver :i) on en était déjà trop près ; et que devien-» di aient six mille blessés encore dans Moscou :» on allait donc les livrer à Kutusof ! Celui-ci» talonnerait l’armée. Il faudrait à la fois atta-» quer et se défendre, et marcher comme en» fuyant, à une conquête ! »

Ces chefs ont assuré qu’alors ils proposèrentdifférents projets ; soin bien inutile avec unprince dont le génie devançait toutes les autresimaginations, et que leurs objections n’au-raient point arreté, s’il eût. été décidé à mar-cher sur Pétersbourg. Mais celte idée n’était enlui qu’une saillie de colère, une inspiration dudésespoir de se voir obligé, à la face de l’Eu-rope , de céder, d’abandonner une conquête,et de reculer.

C’était surtout une menace pour effrayer lessiens, comme les ennemis, etpouramener etap-puyer une négociation qu’entamerait Caulain-court. Ce grand officier avait plu à Alexandre :il était le seul entre tous les grands de la courde Napoléon , qui eût pris quelque ascendantsur son rival, mais depuis plusieurs mois ,