ga LIVRE VIII.
a est un conseil de lion ! Mais que dirait Pa~» ris? qu’y ferait-on? que s’y passe-t-il, de-» puis trois semaines qu’il est sans nouvelles» de moi ? qui peut prévoir l’effet de six mois» sans communication! Non,, la France ne» s’accoutumerait pas à mon absence, et la» Prusse et l'Autriche en profiteraient. »Toutefois Napoléon ne se décide encore nià rester, ni à partir. Vaincu dans ce combatd’opiniâtreté , il remet de jour en jour à avouersa défaite. Au milieu de ce terrible oraged’hommes et d’éléments , qui s’amasse autourde lui, ses ministres, ses aides-de-camp , levoient passer ces dernières journées à discuterle mérite de quelques vers nouveaux, qu’ilvient de recevoir, ou le règlement de la co-médie française de Paris , qu’il met trois soi-rées à achever. Comme ils connaissent touleson anxiété, ils admirent la force de son gé-nie , et la facilité avec laquelle il déplace etfixe où il lui plaît toute la puissance de sonattention.
On remarqua seulement qu’il prolongeaitses repas, jusque là si simples et si courts. 11cherchait à s’étourdir. Puis, s’appesantissant,ils le voyaient passer ses longues heures à demicouché , comme engourdi, et attendant, unroman à la main , le dénouement de sa terri-ble histoire Alors ils répètent entre eux, envoyant ce génie opiniâtre et inflexible luttercontre l’impossibilité , que, parvenu au faîte