CHAPITRE XI. 97
coupée ; que douze canons , vingt caissons ,trente fourgons sont pris , deux générauxtués , trois à quatre mille liommcs perdus, etle bagage ; qu’enfin le roi est blessé. Il n’a puarracher à l’ennemi les restes de son avant-garde que par des charges multipliées sur lestroupes nombreuses, qui déjà occupaient, der-rière lui , le grand chemin , sa seule retraite.
Cependant l’honneur est sauvé. L’attaquede front, conduite par Kutusof, a été molle ;Poniatowsky, à quelques lieues à la droite , àrésisté glorieusement; Murat et les carabiniers,par des efforts surnaturels , ont arrêté Baga-w out, près d’entrer dans notre flanc gauche ;ils ont rétabli lé combat. Claparède et Latour-Maubourg ont nettoyé le défilé de Spas-kaplia,Qu'occupait déjà Platof, à deux lieues en ar-rière de notre ligne. Deux généraux russes s ont tués , d’autres blessés; la perte des enne-mis est considérable, mais il leur reste l’avan-tage de l’attaque, nos canons, notre position ,e Hfin la victoire.
Pour Murat, il n’a plus d’avant-garde. L’ar-mistice avait perdu la moitié des restes de sacavalerie. Ce combat l’a achevée ; ses débris ,exténués de faim, pourraient à peine fournirfine charge. Et voilà la guerre recommencée.^ était le 1 8 octobre.
A cette nouvelle, Xapoléon retrouve le feuses premières années. Mille ordres d’en-Se mble et de détail, tout différents, tous d’ac-
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