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Tome second.
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»i8 LIVRE IX.

champs. Mais ils n’eurent qu’une victoire d’uilinstant , un triomphe de surprise. La cavale-rie de la garde accourut : à cette vue , ils lâ-chèrent prise , ils s’enfuirent , et ce torrents’écoula en laissant , il est vrai, de fâcheusestraces , mais en abandonnant tout ce qu’ilentraînait.

Cependant , plusieurs de ces barbares s’é- 1taient montrés audacieux jusqu’à l’insolence.

On les avait vus se retirer à travers l’intervallede nos escadrons , au pas , et en rechargeant itranquillement leurs armes. Ils comptaient sur |la pesanteur de nos cavaliers d’élite et sur lalégèreté de leurs chevaux, qu’ils pressent avecun, fouet. Leur fuite s’était opérée sans désor-dre : ils avaient fait face plusieurs fois , sansattendre , il est vrai, jusqu’à la portée du feu,de sorte qu’ils avaient à peine laissé quelquesblessés et pas un prisonnier. Enfin , ils nousavaient attirés sur des ravins hérissés de brous-sailles , où leurs canons, qui les y attendaient,nous avaient arrêtés. Tout cela faisait réfléchir. INotre armée était usée, et la guerre renaissaittoute neuve et entière.

L’empereur, frappé d’étonnement qu’on eûtosé l’attaquer, s’arrêta jusqu’à ce que la plainefut nettoyée : puis il regagna Malo-Iaroslavetz,où le vice-roi lui montra les obstacles vaincusla veille.

La terre elle-même en disait assez. Jamaischamp de bataille ne fut d’une plus terrible