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Tome second.
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126 LIVRE IX.

teur : cinq fois dans une seule journée ellevenait de leur faire manquer la victoire ,comme à Vinkowo; et il lui rappelle ce com-bat du 18 octobre. En effet, ce jour-là Muratétait perdu si Kutusof eût occupé fortementle front des Français par «ne vive attaquequand Béningsen tournait leur aile gauche.Mais, soit insouciance ou lenteur, défauts dela vieillesse, soit, comme le disent plusieursRusses , que Kutusof fût plus envieux de Bé-ningsen qu'ennemi de Napoléon , le vieillardavait attaqué trop mollement, trop tard , ets'était arrêté trop tôt.

Wilson continue , il l’interpelle ; il lui de-mande pour le lendemain une bataille décisi-ve , et, sur son refus, il s’écrie « qu’il veutj> donc ouvrir un libre passage à Napoléon ? le» laisser s’échapper avec sa victoire ! Quel cri» d’indignation s’élèvera dans Pétersbourg, à» Londres , dans toute l’Europe ! n’entend-il» pas déjà les murmures des siens ? »

Mais Kutusof irrité lui répond « que, ouia sans doute , il ferait à l’ennemi un pontn d’or plutôt que de compromettre son armée,n et avec elle le sort de tout l’empire. Napo-a léon ne fuit-il pas? pourquoi l’arrêter, le» forcera vaincre ? Le temps suffit contre lui :n de tous les alliés des Russes , l’hiver est le» plus sûr ; il veut attendre son secours. Poura l’armée russe , elle est à lui ; elle lui obéira» malgré les clameurs de Wilson ; Alexandre