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Tome second.
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s 28 LIVRE IX.

en songeant que la position ne permettaitplus de reculer, reposait enfin en attendantle jour, quand , vers trois heures du matin ,un ordre général de retraite le réveille. Tousses efforts furent inutiles. Kutusof était décidéà fuir vers le sud, d’abord à Gonczarewo,puis au-delà de Kalougha, et déjà, sur l’Oka ,tout, était prêt pour son passage.

C’était dans ce même instant que Napoléon ordonnait aux siens de se retirer vers le nord,sur Mojaïsk . Les deux armées se tournèrentdonc le dos , en se trompant mutuellementpar leurs arrière-gardes.

Du côté de Kutusof, Wilson assure que cefut comme une déroute. On vit de toutesparts arriver à l’entrée du pont, auquel l'ar-mée russe était adossée , la cavalerie , les ca-nons, les voitures et les bataillons. Là, toutesces colonnes, accourant de la droite, delàgauche et du centre , se rencontrent , se pres-sent et se confondent en une masse si énorme,si amoncelée, qu’elle perd toute puissance demouvement. On fut plusieurs heures à pou-voir désencombrer et faire dégorger ce pas-sage. Quelques boulets de Davout , qu’il crutperdus , tombèrent dans cette bagarre.

Napoléon n’avait qu’à avancer sur cettefoule en désordre. Ce fut lorsque le plus grandeffort , celui de Malo-Iaroslavetz , était fait,et quand il n’y avait pins qu’à marcher, qu’ilse retira. Mais voilà la guerre : on n’essaie ,