154 LIVRE IX.
ter; les autres, cavaliers démontés, hommesde régiments et de pays divers, sous des chefsnouveaux , sans habitudes pareilles , sans sou-venirs communs, enfin, sans rien de ce quilie, formaient ensemble, bien moins un corpsoi'ganisé qu’un attroupement : ils ne devaientpas tarder à se disperser.
On regardait ce maréchal comme un hommesacrifié. Les autres chefs , ses vieux compa-gnons de gloire, l’avaient quitté les larmesaux yeux, et l’empereur en lui disant « qu’il» comptait sur sa fortune, mais qu’au reste ,» à la guerre il fallait bien faire une part au» feu. a Mortier s’était, résigné sans hésitation.11 avait ordre de défendre le Kremlin , puis ,en se retirant, de le faire sauter, et d’incen-dier les restes de la ville. C’était du châteaude Krasno-Pachra, le 1 1 octobre , que Napo-léon lui avait envoyé ses derniers ordres. Mor-tier devait, après les avoir exécutés, se diri-ger sur Véraa , et former l’arrière-garde del’armée.
Dans cette lettre, Napoléon lui recomman-dait surtout a de charger sur les voitures de» la jeune garde , sur celles de la cavalerie à» pied , et sur toutes celles qu’il trouverait ,» les hommes qui restaient encore aux hôpi->> taux. Les Romains, ajoutait-il, donnaient” des couronnes civiques à ceux qui sauvaient» des citoyens ; le duc de Trévise en mériter.' 1» autant qu’il sauvera de soldats. Il faut qu’il