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Tome second.
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150 LIVRE IX.

lin , rencontre des avant-postes , les méprise,tombe dans une embuscade, et, se voyantpris dans cette ville qu il venait prendre, ilchange soudain de rôle, agite en l’air sonmouchoir, et se déclare parlementaire.

On le conduisit au duc de Trévise . Là , ilse réclama audacieusement du droit des gens,qu’on violait, disait-il, en sa personne. Mor-tier lui répondit « qu’un général en chef qui» se présentait ainsi , pouvait être pris pour» un soldat téméraire, mais jamais pour una parlementaire, et qu’il eût à rendre suv-le-» champ son épée ! » Alors, n’espérant pluseu imposer, le général russe sé résigna, etconvint de son imprudence.

Enfin , après quatre jours de résistance, lesFi ançais abandonnent pour jamais cette villefatale. Ils emportent avec eux quatre centsblessés; mais, en se retirant, ils déposent,dans un lieu sur et secret, un artifice habile-ment préparé qu’un feu lent dévorait déjà;ses progrès étaient calculés : on savait l’heureà laquelle son feu devait atteindre l’immenseamas de poudre renfermé dans les fondationsde ces palais condamnés.

Mortier se hâte de fuir, mais, en mêmeLemps qu’il s’éloigne rapidement, d’avidesCosaks et de sales mougiks , attirés , dit-on ,par la soif du pillage, accourent, s’appro-chent; ils écoutent, et s’enhardissant ducalme apparent qui règne dans la forteresse ,