i/,o LIVRE IX.
immobiles, comme des homme? accoutumés àvoir se terminer sans effet ces scènes violen-tes , et sûrs d’obéir mieux en désobéissant.
L’empereur reprit : « Voyez-vous , mon-ii sieur, ces campagnes dévastées , ces villages» en flammes ! A qui doit-on reprocher ces» désastres ? à cinquante aventuriers comme)> vous , soudoyés par l’Angleterre , qui les a» jetés sur le continent ; mais le poids de cettea guerre retombera sur ceux qui l’ont provo-ii quée. Dans six mois je serai à Pétersbourg," et l’on me fera raison de toutes ces fanfa-» rounades. »
Alors, s’adressant à l’aide - de - camp deWintzingerode, prisonnier comme lui : « Pourn vous , comte de Narischkin , je n’ai rien à» vous reprocher; vous êtes Russe , vous fai-» tes votre devoir : mais comment un homme» de l’une dés premières familles de Russie a-ii t-il pu devenir l’aide-de-camp d’un étranger« mercenaire ? Soyez l’aide-de-camp d’un gé-» uéral russe ; cet emploi sera beaucoup plus» honorable. »
Jusque là, le général Wintzingerode n’a-vait, pu répondre à ces violentes paroles quepar son attitude : elle fut calme comme sa ré-plique. 11 répondit « que l’empereur Alexau-« dre était son bienfaiteur et celui de sa fa-« mille; que tout ce qu’il possédait, il le tenait» de lui ; que la reconnaissance l’avait rendun son sujet ; qu’il était au poste que son bien-