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CHAPITRE IV. 229
pendait d’un regard ou d’un cri d’alarme ,tout-à-coup la lune , sortant brillante d’unnuage épais, vint éclairer leurs mouvements.En même temps, une voix russe éclate, leurcrie d’arrêter, et leur demande qui ils sont?Ils se crurent perdus! mais Klisky, un Polo-nais, court à ce Russe , et, lui parlant danssa langue, sans se troubler : « Tais toi, inal-« heureux! lui dit-il à voix basse. Ne vois-tu» pas que nous sommes du erps d’Ouwarof,
» Et que nous allons en expédition secrète? »Le Russe trompé se tut.
Mais des Cosaks accouraient à tous mo-ments, sur les flancs de la colonne, commepour la reconnaître. Puis ils retournaient augros de leur troupe. Plusieurs fois leurs es-cadrons s’avancèrent comme pour charger;mais ils s’en tinrent toujours là, soit incerti-tude sur ce qu’ils voyaient, car on les trompaencore, soit prudence, car on s’arrêta sou-vent en leur montrant un front, déterminé.
Enfin, après deux heures d’une marchecruelle, on rejoignit la grande route; et levice-roi était déjà dans Krasnoé, quand lely novembre, Miloradowitch, descendant deses hauteurs pour le saisir, ne trouvait plussur le champ de bataille que des traîneursqu’aucun effort n’avait, pu déterminer, laveille, à quitter leurs feux.
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