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Tome second.
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CHAPITRE VU. 257

prévenir de son danger ; mais alors Ney, soitqu’il eût changé d’avis , soit irritation contreDavout , lui avait fait répondre « que tous les» Cosaks de l’univers ne l’empêcheraient pas» d’exécuter ses instructions. »

Ces souvenirs et toutes les conjectures épui-sées , on retombait dans un plus triste silence ,quand soudain l’on entendit les pas de quel-ques chevaux , puis ce cri de joie : « Le ma-» réchal Ney est sauvé , il reparaît , voici desa cavaliers polonais qui l’annoncent! » En ef-fet , un de ses officiers accourait : il apprit quele maréchal s’avançait parla rive droite du Bo-rysthène, et qu’il demandait du secours.

La nuit commençait; Davout, Eugène et leduc de Trévise n’avaient que sa courte duréepour ranimer et réchauffer leurs soldats, jus-que-là toujours au bivouac. Pour la premièrefois , depuis Moscou , ces malheureux avaientreçu des vivres suffisants : ils allaient les pré-parer et se reposer chaudement et à couvert ;comment leur faire reprendre leurs armes etles arracher de leurs asiles pendant cette nuitde repos , dont ils commencent à goûter ladouceur inexprimable? Qui leur persuadera del’interrompre pour retourner sur leurs pas, etrentrer dans les ténèbres et les glaces russes ?

Eugène et Mortier se disputèrent ce dévoue-ment. Le premier- ne l’emporta qu’en se ré-clamant de son rang suprême. Les abris etles distributions avaient produit ce que les

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