Band 
Tome second.
Seite
317
JPEG-Download
 

CHAPITRE VII. 5i 7

Il se préparait à en sortir, quand l’ordrelui vint d’y passer la nuit. Ce fut l'empereurqui le lui envoya. Napoléon crut sans doutepar là fixer toute l’attention des trois générauxrusses sur Borizof, et que Partouneaux lesretenant sur ce point, lui donnerait le tempsd’effectuer tout son passage.

Mais Wittgenstein avait laissé Platof sui-vre l’armée française sur le grand chemin ;lui, s’était dirigé plus à droite. Il débouchale même soir sur les hauteurs qui bordent laBérézina, entre Borizof et Studzianka, coupala route qui joint ces deux points , et s’em-para de tout ce qui s’y trouvait. Une foule detraîneurs , en relluant sur Partouneaux , luiapprirent qu’il était séparé du reste de l’armée.

Partouneaux n’hésita point. Quoiqu’il n’eût,avec lui que trois canons et trois mille cinqcents combattants , il se décida sur-le-champà se faire jour, fit ses dispositions, et se miten marche. 11 eut d’abord à s’avancer sur uneroute glissante, encombrée de bagages et defuyards ; contre un vent violent, soufflant enface, et au travers d’une nuit obscure et gla-ciale. Bientôt le feu de plusieurs milliers d’en-nemis , qui bordaient les hauteurs à sa droitevint s’ajouter à ces obstacles. Tant qu'il nefut attaqué que de côté, il poursuivit ; maisbientôt ce fut en face, par des troupes nom-breuses , bien postées, et dont les bouletstraversaient de tête en queue sa colonne,

27..