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Tome second.
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CHAPITRE VIII. 3i 7

vers de la route de Borizof et le long de laBérézina, qu’il s’efforcait de remonter jus-qu’au passage ; mais l’aile droite françaisel’arrêta, et le contint long-temps hors de portée des ponts. Alors Wittgenstein, se dé-ployant, étendit le combat sur tout le frontde Victor, mais sans succès. Une de ses co-lonnes d’attaque voulut traverser le ravin :elle fut assaillie et détruite.

Enfin, vers le milieu du jour, le Russe s'a-perçut de sa supériorité ; il déborda l'aile gauche française. Tout alors eût été perdu sansun effort mémorable de Fournier et le dé-vouement de Latour-Maubourg. Ce généralpassait les ponts avec sa cavalerie. Il aperçut ledanger et revint aussitôt sur ses pas. De soncôté Fournier s’élance à la tête de deux régi-ments hessois et badois ; l’aile droite russe ,déjà victorieuse, s’arrête; elle attaquait, il laforce à se défendre, et trois fois les rangs en-nemis sont enfoncés par trois charges san-glantes.

La nuit vint avant que les quarante milleRusses de Wittgenstein eussent pu entamerles six mille hommes du duc de Bellune. Cemaréchal resta maître des hauteurs de Stud-zianka, préservant encore les ponts des baïon-nettes russes, mais ne pouvant les cacher àl’artillerie de leur aile gauche.