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Tome second.
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CHAPITRE IV. 3yg

battant d’une main et recueillant de l’autreles dépouilles de leur chef, parvinrent à lessauver. Long-temps après, et quand on futhors de tout danger, chacun d’eux rapportaiidèlement le dépôt qui lui avait été confié.Pas une pièce d’or ne fut perdue.

CHAPITRE IV.

Cette catastrophe de Ponari fut d'autantplus honteuse , qu’elle était facile à prévoir ,et encore plus facile à éviter; car on pouvaittourner cette colline par ses côtés. Nos dé-bris servirent du moins à arrêter les Cosaks.Tandis qu’ils ramassaient cette proie , Ney ,avec quelques centaines de Français et de ba-varois, soutint la retraite jusqu’à Évé. Commece fut son dernier effort , il faut indiquer saméthode de retraite , celle qu’il suivait depuisViazma, depuis le 3 novembre , depuis trente-sept jours et trente-sept nuits.

Chaque jour, à cinq heures du soir, il pre-nait position , arrêtait les Russes , laissait sessoldats manger, se reposer , et repartait à dixheures. Pendant toute la nuit, il poussait de-vant lui la foule des traîneurs à force de cris ,de prières et du coups. Au point du jour,