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Tome second.
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J88 LIVRE XII.

Il était huit heures du soir quand il parvintsur la rive alliée. Alors voyant la catastropheaccomplie, Marchand repoussé jusqu'à lentréedu pont, et la route de Vilkowisky, que sui-vait Murat, toute couverte dennemis, il sejeta à droite, senfonça dans les bois, et dis-parut.

CHAPITRE V.

Quand Murat atteignit Gumbinncn , il futbien surpris dy trouver Ney , et dapprendreque depuis Kowno , lannée marchait sansarrière-garde. Heureusement, la poursuite desRusses , après quils eurent reconquis leurterritoire , sétait ralentie Ils semblèrent hé-siter, sur la frontière prussienne, ne sachantsils entreraient en alliés ou en ennemis. Mu-rat profita de cette incertitude pour sarrêterplusieurs jours à Gumbinnen , et pour dirigersur les différentes villes qui bordent la Vis-tule les restes des corps.

Au moment de cette dislocation de larmée,il en réunit les chefs. Je ne sais quel mauvaisgénie linspira dans ce conseil. On voudraitcroire que ce fut embarras , devant ces guer-riers , dp la précipitation de sa fuite ; et-