Sgo. LIVRE XII.
vinrent porter le désespoir dans toutes ces-douleurs. Les malades ne purent plus conser-ver l'espoir de mourir libres ; il fallut quel’ami abandonnât son ami mourant, le frèreson frère, ou qu’il l’entraînât expirant versElbing . L’émeute n’était alarmante que commesymptôme ; elle fut réprimée •. mais la nou-velle qu’annonçait Macdonald était décisive.
CHAPITRE VI.
D u côté de ce maréchal, toute cette guerren’avait été qu’une marche rapide de Tilsitt àMittau , un déploiement depuis l’embouchurede l’Aa jusqu’à Dünabourg , et enfin une lon-gue défensive devant Riga . La compositionde cette armée , presque toute prussienne ,sa position, et l’ordre de Napoléon , le vou-lurent ainsi.
C’était une grande audace à cet empereurd’avoir confié son aile gauche , comme sonaile droite et sa retraite , à des Prussiens et àdes Autrichiens. On a remarqué qu’en mêmetemps , il avait dispersé les Polonais danstoute l’armée; quelques-uns pensaient qu’ileût été mieux de réunir le zèle de ceux-ci etde diviser la haine des autres. Mais on eut