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Tome second.
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4oo LIVRE xil.

ques et jusqu’aux militaires. L’association desAmis de la vertu donnait à ce soulèvementl’apparence d'un vaste complot; quelques chefsconspiraient en elfet, mais il n’y avait pas deconjuration ; c’était un mouvement spontané,une sensation commune et universelle.

Alexandre augmentait habilement cette dis-position par ses proclamations, par ses adres-ses aux Allemands , et en faisant ménager leursprise-nniers. Quant aux rois de l’Europe ; il n’yavait encore que lui et. Bernadotte qui marchas-sent à la tète de leurs peuples. Tous les autres,retenus par la politique ou par l’honneür, selaissaient devancer par leurs sujets.

Cette contagion pénétra dans la grande-ar-mée ; dès le passage de la Bérézina , Napoléon en avait été averti. On avait remarqué descommunications entre des généraux bavarois.,saxons et autrichiens. A la gauche, la mau-vaise volonté d’Yorck redoubla , elle gagna unepartie de ses troupes ; tous les ennemis de laFrance se réunissaient, et Macdonald, étonné ,venait d’avoir à repousser les perfides insinua-tions d’unaide-de-camp de Moreau. Cependant,l’impression de nos victoires avait été si pro-fonde sur tous ces Allemands , ils avaient, étécourbés si puissamment, qu il leur fallut dutemps pour se relever.

Le i5 novembre , Macdonald voyant que lagauche de la ligne des Russes s’étendait troploin de Riga , entre lui et la Diina , fit faire