CHAPITRÉ VIII. 4o5
i> et qu'il ne recevait aucune réponse. Ainsi,» quand l’ennemi s’avançait sur lui, il était» forcé de suspendre sa retraite ; car il ne» pouvait se résoudre à abandonner ce corps,a à se retirer sans Yorck ; et pourtant ce re-ii tard le perdait, n
Cette lettre se terminait ainsi : « Je m’é-» puise en conjectures. Se retirer! que diraitv l’empereur? la France? l’armée? l’Europe ?» Ne serait-ce pas une tache ineffaçable pour» le dixième corps, que l’abandon volontaire» d’une partie de ses troupes, et sans y être» contraint autrement que par la prudence ?» Oh ! non ! quels que soient les événements,» je me résigne et me dévoue volontiers» pour victime , pourvu que je sois la seule; »et il finit en souhaitant au général français « un sommeil que sa triste situation lui re-» fuse depuis long-temps. »
Le même jour, il rappela dans Tilsitt Ba-clielu et la cavalerie prussienne, encore dansRcgnitz. 11 était nuit. Baclielu voulut exécu-ter cet ordre , mais les colonels prussiens s’yrefusèrent : ils se couvraient de différentsprétextes. « Les routes , disaient-ils, étaient« impraticables. On ne faisait point marcherii des hommes par un temps si affreux et à» une telle heure ! ils avaient à répondre à» leur roi de leurs régiments. » Le généralfrançais, étonné, leur impose silence, il leurordonne d’obéir ; sa fermeté les subjugue,