CHAPITRE VIII. 407
■1 prouverait cet. armistice. Ce terme expiré,
> les chemins leur seraient ouverts pour re-» joindre les troupes françaises , si leur roiu persistait à le leur ordonner. »
Yorck et surtout Massenbacli, soit craintede la division polonaise à laquelle ils étaientjoints, soit respect pour Macdonald, mirentquelque pudeur dans leur défection. Ils écri-virent à ce maréchal. Yorck lui annonçait laconvention qu’il venait de conclure : il lacolorait de prétextes spécieux. « La fatigue,
» la nécessité, l’y avaient réduit; maisilajou-» tait que, quel que fût le jugement que le« monde porterait, de sa conduite, il en était» peu inquiet; que son devoir envers sesa troupes et la réflexion la plus mûre la lui11 dictaient; qu’enûn, quelles que fussent les» apparences , il était guidé par les motifs les» plus purs. » Massenbach s’excusait d’êtreparti furtivement. « Il avait voulu's’épargner» une sensation trop pénible à son cœur. Il» avait craint que les sentiments de respect et» d’estime qu’il conserverait jusqu’à la fin de« ses jours pour Macdonald ne l’eussent em-11 pêché de faire son devoir »
Macdonald se vit tout-à-coup réduit, devingt-neuf mille hommes , à neuf mille; maisdans l’anxiété où il vivait depuis deux jours,c était un soulagement qu’une fin quelconque.