4 io LI VRE XII.
Bavarois et Polonais restèrent morts sur ces(leux champs de bataille : leur sang accuse lesPrussiens de n’avoir point assuré, par un ar-ticle de plus, la retraite du chef qu’ils aban-donnaient.
Le roi de Prusse désavoua Yorclt. Il le des-titua, nomma Kleist pour le remplacer, donnaordre à celui-ci d’arrêter son ancien chef et dele faire conduire à Berlin , ainsi que Massen-bach, pour y être jugés. Mais ces générauxconservèrent leur commandement malgré lui ;l’année prussienne ne crut pas libre son sou-verain : c’était sur la présence d’Augereau , etde quelques troupes françaises à Berlin , quese fondait cette opinion.
Cependant, Frédéric n’ignorait pas notreanéantissement. A Smorgony, Narbonne n’a-vait accepté sa mission près de ce monarque,qu’en exigeant de Napoléon qu’il l’autorisât àune franchise sans bornes. Lui, Augereau etplusieurs autres , ont affirmé que Frédéric nelut pas seulement retenu par sa position aumilieu des restes (1e la grande-armée , et parlà crainte de voir Napoléon reparaître avec denouvelles forces , mais aussi par sa foi jurée;car tout est composé dans le monde moralcomme dans le monde physique, et il entre dansune seule de nos actions bien des motifs diffé-rents. Mais enlin sa bonne foi céda à la né-cessité , sa crainte à une plus grande crainte.Il se vit , dit-on, menacé d’une espèce de dé-