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Tome second.
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CHAPITRE XII. 421

ti'e invasion en est-il une nouvelle preuve?

Sans doute le genre humain ne marche pointainsi ; sa pente est vers le sud, il tourne ledos au nord ; le soleil attire ses regards, sesdésirs et ses pas. On ne remonte pas impuné-ment ce grand cours des hommes : vouloirleur faire rebrousser chemin, les repousser, lescontenir dans leurs glaces , est une entreprisegigantesque. Les Romains s’y épuisèrent. Char-lemagne , quoiqu’il s'élevât lorsqu’un de cesplus terribles débordements tirait à sa fin , neput que l’arrêter quelques instants ; le restedu torrent, repoussé à l’est de son empire,perça parle nord, et acheva l’inondation.

Mille ans se sont écoulés depuis ; il a falluce temps aux peuples du septentrion pour serefaire de cette grande migration , et pour ac-quérir les connaissances aujourd’hui indispen-sables à un peuple conquérant. Dans cet in-tervalle, les villes anséatiques ne s’opposèrentpoint sans motifs à l’introduction des artsguerriers dans ce vaste camp de Scandinaves.L’événement a justifié leurs craintes. A peine-la-seientce de la guerre moderne y a t-elle pé-nétré, qu’on a vu les armées russes sur l’Elbe et peu après en Italie : elles sont venues la re-connaître , un jour elles viendront s’y établir

Dans le dernier siècle, soit philanthropie ,soit vanité, l’Europe s’empressa de concourira la civilisation de ces hommes du nord , dontPierre avait déjà fait des guerriers redoutables.

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