2 q8 LES DELICES
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aix-la- naturelle des esprits, jointe au pli des
chaïel- mauvaises habitudes & des coutumesvicieuses & enracinées , mettront desobstacles invincibles à tous les efforts deleur puiílànce. Charlemagne étoit cer-tainement, du côté du pouvoir & dugénie, un conquérant aussi grand qu’A-lexandre & Jules-César : mais, malgrétout son zele pour le progrès des Scien-ces, il ne put jamais former des Savantssemblables aux Grecs du temps d’A-lexandre i ni aux Romains du temps deJules-César. Charlemagne étoit lui-mê-me très-habile & très-éclairé pour sontemps. II parloir Latin avec facilité, ilentendoit le Grec, & n’avoit pas besoind’Intreprete quand il donnoit audienceaux Ambaflàdeurs de Constantinople.Mais quelques soins qu’il eût pris pourétendre & pour perfectionner ses pro-pres lumières, il ne put s’empêcher departiciper, à plusieurs égards, à la bar-barie de son siecle. On s’en apperçoità son style, & à une clause de son Tes-tament, qui porte:
„ Que s’il arrivoit quelque contesta-„ rion entre les trois Princes, ses en-„ sauts, pour les limites de leurs Royau-,» mes - qui ne pussent être décidées