DES PAYS-BAS. S39
a ni par des témoignages certains, ni Als . u .„ par aucun jugement juridique , on c “«^-^ n’en viendroit ni àla bataille , ni k ts ’l’épreuve du duel; mais que l’on s’en^ rapporteroitau jugement de la Croix,
Judicio Cruels , pour connoître la„ volonté de Dieu, & la vérité de lai, chose.
Or, M. Ducange nous apprend dansson Gloflaire, que ce jugement de laCroix consistoit en ce que les deux par-ties contondantes choisifloient chacuneun homme que l’on conduisoit devantla Croix de l’Autel, pendant la Messe,ou pendant l’Office Divin. Ces deuxhommes tenoient les bras étendus &immobiles, tant qu’ils le pouvoient; &celui qui, lassé de cette poíture, laif-foit tomber le premier ses bras, étoiccensé condamné par le jugement deDieu, & perdoit sa cause. II est cer-tain qu’un Prince capable de proposersérieusement une preuve de cette na-ture pour la décision d’une affaire, con-servoit encore des restes d’une barbariedont il auroit senti le ridicule, s’il eûtvécu dans un siécle plus éclairé : on nefaisoit pas réflexion que c’étoit tenterDieu; ce qui est expressément défendu