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Tome septième. Correspondance II.
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XIV
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jdv AVERTISSEMENT

génération, un nombre à peu près égal d'enfantsde lun et de lautre sexe , et dans une proportionconstante des sots et des gens desprit, des hommesrobustes ou cacochirnes, des femmes belles ou laides;mais elle ne met pas toujours les talents ou la beautéen évidence. Il y eut des temps la cour navait pasune belle femme ; la nature avait caché la beauté dansdes cabanes : il en est ainsi du génie, il faut le cher-cher.

Lémulation, la considération, et je ne sais quelaccueil flatteur dans la société ramèneraient au genrenoble les esprits et le goût du public, qui semble senéloigner de plus en plus.

Lassemblée des auteurs offrait plusieurs avan-tages qui pouvaient concourir à le ranimer. Leursconférences, comme celles des autres Académies , au-raient prévenu bien des inconvénients, appaisé biendes divisions ; on se respecte plus soi-même quand onveut iaire respecter son corps, et quon ne veut pointrougir devant ses collègues. Lestime de tous, né-cessaire à chacun, eût réveillé les talents qui lan-guissent dans lisolement; elle leur eût donné plusde considération, et en eût donné aux comédiens ,dont ils eussent vanté plus solennellement les talentset distingué ceux dentre eux qui, joignant des ver-tus personnelles aux dons de la nature, se seraientmontrés des hommes estimables. Cétait un moyendoux de mille rapprochements précieux, et dont ilne pouvait résulter aucun mal. Jamais les Acadé-