XV
DE L’ÉDITEUR.
mies n’ont nui à aucun intérêt, et elles ont produitune foule de biens inestimables.
Pendant le peu de temps que les auteurs drama-tiques se sont assemblés, les enfants de Nericault Destouches , et les petits enfants des filles de Racinese sont adressés à eux, comme on le verra par lalettre que M. de Beaumarchais adressa à la reine aunom des auteurs dramatiques. Quel recours pouvaitêtre pins honorable? quel encouragement pouvait etreplus efficace?
Ne recevant dans cette espèce d’Academie que desauteurs qui auraient eu quelque pièce jouee , c étaitn’y admettre que des talents éprouvés, et même in- -diqués par les comédiens, puisque eux seuls étaientles juges des pièces qu’on leur présentait, et qu’ilsétaient les maîtres de les recevoir ou de les rejeter.
Si ce corps eût pris quelque consistance, et s’il eutvoulu publier des mémoires à l’instar des autrescorps littéraires , les travaux ne lui auraient pasmanqué j il avait à faire l’histoire de l’art drama-tique chez tous les peuples qui l’ont cultive, ancienset modernes", des observations sur tout ce qui peuten accroître les progrès j sur les passions theatralesjsur la variété et la vérité des costumes ■, sur les rap-ports de La société avec l’art dramatique5 sur la di-versité des mœurs-, sur la manière de construire desthéâtres et de décorer la scène.
Ces recherches faites par les auteurs les plus ins-truits , et lues devant tous, auraient certainementétendu les idées, varié le spectacle , multiplié les