LETTRES.
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consomme moins de sel dans les pays de gabelleque dans les provinces franches. Avant les établis*"semenls de la compagnie, l’eau valait dans lessécheresses et les glaces, jusqu’à 10 sous la voiedans beaucoup de lauxbourgs : il est sûr que dansces,moments l’indigent l’économisait; souvent lepeu qu’il en avait se corrompait en la gardantl’été : de. là les fièvres, les maladies. Grâce à lacompagnie des eaux, c’est un mal qui n’arriveraplus : tous auront de l’eau abondante, bien saine,au plus bas prix possible ; et notre seul chartetanisme , pour attirer grands et petits au piég ede nos fournitures, sera de prouver aux gensriches que nous donnons pour 5o francs la mêm<3quantité d’eau qu’ils payaient plus de xoo écus ;aux pauvres, que nous vendons un liard ce qo 1coûtait deux et trois sous ; et c’est ainsi que, pre-nant chacun par son propre intérêt, nous force-rons la main à tout le monde.
Et si quelque écrivain passionné vient nous re-procher avec aigreur que nous sommes de mau-vais citoyens, qui, par des gains peu délicats 1 »coupons la bourse aux joueurs à la baisse , et labretelle aux porteurs d’eau , nous rirons du pre"mier reproche, et nous répondrons au secondque, loin de nuire aux porteurs d’eau , l’établi*”sement de nos fontaines rapprochées des diversquartiers, assureralasubsistance d’un grand non*'