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« branche ou des feuilles de cet arbre religieux. Ils croyoient„ que le gui de chêne renfermoit des mystères sublimes ; ils. le cherchoient avec ardeur, le trouvoient avec transport 6c„ le cueilloient au milieu d’un concours infini de peuple, qui.. venoit de toutes les contrées dans le lieu indiqué pour cette
grande solemnité. Le Chef des Druides vêtu de blanc, mon-, toit fur l’arbre, & avec une serpette d’or destinée à cet, usage , coupoit cette excroissance précieuse, présent annuel, des Dieux, 6c remède certain contre toutes les maladies..,.Ensuite il immoloit deux Béliers fous le chêne.
Outre les Druides, les Bretons 8c les Gaulois honoroient•encore des Prêtres d’un rang inférieur appellés Bardes, dont lafonction êtoit de composer 6c de chanter en vers , des hymnesen l’honneur des Dieux, & les exploits de leurs héros, en«'accompagnant de la harpe.
L’institution 8c la puissance des Druides furent utiles pourprévenir les rapines 6c les violences chez des peuples vindica-tifs 6c sauvages. On les voyoit se jetter au milieu des arméesprêtes à combattre, adoucir leur fureur guerriere, 6c les rame-ner à la paix par l’autorité de leurs remontrances 8c la forced’une éloquence persuasive. Ils étoient célèbres pour l’inno-cence de leurs mœurs, 6c considérés par la dignité de leurnaissance. Comment est-il donc arrivé que le nom de Druidesre soit plus aujourd’hui prononcé fans horreur ? Ces hommes,les plus sages 6c les plus éclairés de leur nation, les média-teurs équitables de tous les différends de leurs compatriotes.,Incorruptibles aux vices 6c à Battrait des plaisirs, égorgeoientde sang-froid des victimes humaines fur les autels de leursDieux, les brûloient vivantes dans des colonnes d’osier, aux-quelles ils mettoient le feu ; affreux héritage de la superstitionPhénicienne apportée par le commerce, qui enrichit 6c cor-aompt les Nations. Les Romains même conçurent tant d’hor-