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service militaire5c de toute espèce détaxés, attíroientles regards& l’ambition, au point que la premiere Noblesse y aspirait.
Les Druides adoraient un Dieu suprême, immense, infini ; ilsenseignoient à leurs élèves Pimmortalité 8c la transmigration desâmes , dogme qui leur paroissoit propre à inspirer le mépris dela mort. C’étoitdans la profondeur des bois les plus épais, dansPombre & le silence qu’ils rendoient leur culte à la Divinité, per-suadés que Dieu dédaignoit de renfermer son immensité dansl’enceinte étroite d’un Temple, ouvrage imparfait de ses foiblescréatures. Ils adoraient cependant encore Jupiter fous le nom deTaran , qui signifie tonnerre, Tutates ou le Dieu des voyages,Hesus ou le Mars des Bretons, Apollon 8c Diane fous d’autres noms,8c Andate , déesse de la victoire, à laquelle ils offraient des prison-niers pour victimes. Ils élevèrent par la fuite en l’honneur de cesDivinités inférieures des espèces de Monumens ou Temples sans-voûte, composés ordinairement de piliers grossiers circulaire-ment rangés, avec un autel incliné au milieu, 8c un gros obélis-que percé en plusieurs endroits pour attacher les victimes. On envolt encore des ruines à Stonehenge dans la province de Wilt,& dans les îles Orçades.
Pour entretenir la vénération des peuples par le mystère, 8tne pas initier les profanes dans leurs secrets, ils n’écrivoientrien de leurs loix, ni de leur religion. Leurs dogmes étoienttransmis en vers, 8c de jeunes Druides ont passé jusqu’à vingtannées à les apprendre.
. Comme les bocages les plus solitaires servoient de Tem-. pies à leur culte, l’arbre le plus sacré pour eux étoit le. chêne, dont ils avoient tiré leur nom. ( Deru ou Dru en. langage Breton signifie un Chêne. ) On faisoit de ses feuilles. des guirlandes pour les autels 8c des couronnes pour les« victimes; les Bardes 8c les dévots en ornoient leur front.» Jamais leurs Prêtres n'officioient fans avoir fur eux une