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pour le successeur prochain d’Édouard , sans que la Nation enfut ni surprise , ni mécontente. Edouard accablé par les années& plus encore par les infirmités, ne songeoit plus qu’à mourir.II mourut âgé de 66 ans en 1066. Ce fut un Prince doux &foible : mais fa foiblesse fit le bonheur & la paix de l’An-gleterre, qui fous un Prince plus violent ou plus ferme n’auroicpu éviter de se diviser entre Godwin & le Monarque. II aimala justice, fit un Code de Loix sages , qui s’est perdu & quiest cher encore à la mémoire des Anglois. Ses vertus paisiblesPont fait mettre au rang , non des Héros ; mais des Saints (*).
. Dès que le trône fut vacant, Harold s’y a fiât presque sans• opposition, comme l’héritier légitime. A peine songea-t-on» qu’Edgar existoit. D’autres prétendent qu’il y eut une assem-■ blée des Grands, & qu’au milieu des débats fur la succession,» Harold décida la question en saisissant la Couronne, &, la» posant lui-même sur sa tête (**). .
(*) Edouard fut íe premier qui s’avisa de toucher les e'crouelíes, & le peuplecrut que íe trône donnoit ie don des Miracles. Ces préjugés s’évanouissent d’eux-mêmes, quand la raison luit ; & la famille régnante a renoncé à cette préten-tion , fans méme que le peuple s’en soit apperçu.
(**) Ce fait est contredit par une ancienne Tapisserie conservée à Bayeux,Ouvrage fait par les ordres de Mathilde. On y volt un Officier présentant laCouronne à Harold avec ces mots au-defius : Hic dederutu Comnam HaroldoRégi-