Band 
Tome I.
Seite
99
JPEG-Download
 

( 99 )

• épée dans un combat singulier. Harold répondit que le« Dieu des batailles alloit en être l’arbitre, & que lui seul. décideroit entre le Duc 8t lui. .

GUILLAUME REND LE CORPSde Harold sans rançon à fa mère ., (le i «J Octobre1066).

H A R O L D suit de près fa réponse, fait lever le Camp , &se flatte de surprendre l’ennemi ; mais Guillaume l’attendoit,prêt à le recevoir. Harold s’établit dès le soir même sur lacroupe d’une colline, ayant un bois épais derrière lui. La nuitvient & enveloppe de ses ténèbres les deux armées & leursdestins ; mais les deux Camps présentoient un spectacle biendifférent. Les Anglois se livrent aux festins, aux bruyans excèsde l’ivresse & de la débauche. Les Normands & leur Chefpassent la nuit dans le silence & les prières,' & se préparentâ cette grande journée par les actes de religion les plus sérieux.Le jour paroît : Guillaume assemble 8t harangue les Chefs deson armée. II leur montre leur position , derrière eux la Mer &la flotte ennemie, la nécessité de vaincre , l’impoísibilité defuir : il leur rappelle le courage de leur Nation, leur habitudede vaincre avec lui, la justice de leur cause, les anathèmesde la religion contre un parjure déja troublé par ses remords,& l'alternative d’un Royaume à conquérir en un jour, oud’une mort ignominieuse. Tous répondent, la victoire. II rangeson armée sur trois lignes. LTnfanterie légère à la première,& Mongomery à fa tête : à la seconde, de gros bataillons armésde pied en cap, commandés par Martel; & à la troisième, faCavalerie étendue & couvrant de ses deux ailes les deux pre-mières lignes ; & lui au milieu , le sabre à la main , à la

Nij