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tête cTun Escadron de Chevaliers choisis , fur un lieu plusélevé, d’où il peut voir & ordonner.
Harold sent Pavantage de son poste , 6c y reste ; il faitmettre pied à terre à sa Cavalerie peu nombreuse & inutilesur sa colline : il place en tête ses Soldats de Kent, qui depuisl’Heptarchie jouiffoient du privilège de ce premier poste depéril 8c d’honneur : il forme de toutes ses Troupes un vastefront composé de gros bataillons serrés & formés en tortueRomaine , toute couverte de boucliers en tous sens ; il se placeà pied auprès du grand étendard, & ses deux frères Gurth &Leofwin à ses côtés, 8c déclare fa résolution de vaincre oude périr.
Les deux armées restent quelque tems en présence sans íemouvoir. Guillaume vit bien que Pennemi ne quitteroit passon poste, & qu’il falloit Py forcer. II sait sonner la charge;son armée s’ébranle & marche à la colline en chantant unair militaire du fameux Rolland. L’attaque est furieuse : aprèsla décharge des flèches on en vient au sabre & à la hache.La résistance est égale , les Anglois en soutiennent le choc :leurs bataillons s’ouvrent, & font pleuvoir par les intervallesdes décharges de pierres. Les Normands font étonnés & flot-tans. Harold voit son avantage & fait avancer de nouvellesTroupes : le Duc oppose quelques escadrons qui plient, déjaP aile gauche fléchit, déja elle fuit: le Duc lui-même paísepour mort, & le désordre menace de gagner toute son armée.A ce danger pressant, il accourt avec une foule de Seigneurs,ôte son casque , se montre aux fuyards , les arrête , les rallie& revient avec eux , le sabre á la main , sur les Anglois-, quifont poussés à leur tour jusqu’à leur colline, & la plupartcoupés 8c taillés en pièces. La phalange Angloise est pénétréeen plusieurs endroits; mais fans être enfoncée ni rompue : Paîledroite combattoit fans relâche , fans perdre ni gagner un seul