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GUILLAUME ET ROBERT ,
son fils , sc combattent sans se connaître , le cri dupère blessé avertit le fils de fa méprise ( en 1079 ).
O N peut bien, par des scènes d’horreurs, intimider un peuplenouvellement conquis, & le contenir dans l’obéissance. Le succèsde cette politique sanguinaire, consignée dans les fastes de tantde Conquèrans , a de l’éclat & du poids. Elle éblouit leshommes par le plus grand appareil de la puissance ; mais lespeuples, fur lesquels elle pèse, deviennent comme un ressortcomprimé , qui toujours tend à se rétablir avec violence.Guillaume l’avoit éprouvé dans la conspiration de l’Iste d’Ely,qu’il n’avoit étouffée qu’en dépouillant plusieurs des rebelles, &en mutilant les autres dans la conjuration du Comte de Wal-theof, dont le repentir ne put désarmer sa colère ; mais lestraces de la vengeance du Monarque couvroient encore par-tout les germes de la révolte. De toutes parts elle eut éclaté,íì d’un côté fa réputation de piété & de bienfaisance n’eut misle Haut-Clergé dans ses intérêts ; & si de l’autre l’inquiétude &l’état encore chancellant de Grégoire VII qu’allarmoit un Com-pétiteur, n’eut empêché ce Pape de se joindre aux ennemisde PUsurpateur.
Les Seigneurs & les Princes, qui pouvoient revenir contrel’enthousiasme qui avoit couronné le Vainqueur d’Hastings, &lui faire acheter chèrement la possession tranquille de sonnouveau sceptre , furent divisés & arrêtés plus d’une fois parl’ascendant du sacerdoce dont on s’étoit servi pour consacrerl’hommage du peuple.
Auffi Guillaume, soit reconnoissance, soit politique, prêta ,dans des momens de calme, au Clergé d’Angleterre cette même
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