( r 4i )
eut alors uti vrai titre à cette Couronne. Cest cet Edgar-Atheling, petit-fils d’Edmont, Côte-de-Fer, le seul héritierqui restât de la tige masculine des Rois Saxons ; mais qu’uncaractère foible & une funeste apathie retinrent tantôt à laCour du Duc de Normandie , tantôt au fond de l’Angleterre»dans une inaction & une obscurité déshonorantes.
On ne peut dire que la lâcheté & Pinsouciance ayentégalement avili Robert, au point de le dégrader des droitsde fa naissance. Sa bravoure , fa générosité, faisabilité deson caractère lui donnèrent un tel ascendant sur les Princescroisés , que la Couronne de Jérusalem lui fut déférée parun vœu unanime , avant qu’on l’offrit à Godefroi de Bouillon.Mais d’une part l’amour du repos lui éxagera le poids de cesceptre , & de P autre la perpective du trône de P Angleterreétoit bien de nature à décider son option. Cette perspectivemanqua ensuite son effet, en ce qu’elle parut moins agirfur l’ame de Robert à mesure qu’il s’en rapprocha. Parti de laPalestine, avec la réputation d’un des plus braves & des plusaimables Guerriers, il vient s’endormir en Italie, dans le seindes plaisirs, il oublie la Normandie & PAngleterre dans lesbras de la belle Sybille , fille du Comte de Conversana, aussifacilement qu’on vit dans la fuite un de nos Monarquesperdre de vue fa Couronne aux pieds de la belle Agnès.Mais Sybille, moins occupée qu’Agnès de la gloire de sonAmant, laissa Robert s’endormir un an entier dans le délirede fa passion.
Malheureusement le réveil fut tardif. Couronné depuis unmois par Maurice, Evêque de Londres, Henri, quand sonfrère arriva , avoir mis tous les momens à profit pour con-solider son usv patron. L’opinion avoir tout fait pour ce Prince,fl sentit qu’il convenoit à sa position de tout faire pour laflatter, & poux enchaîner par elle la fidélité des Grands & du