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. d'horreurs. Elle voulut s’évader, 5c gagner par eau le
• château de Windsor. Le peuple en est bientôt informé , 5c
• se rend pêle-mêle sur le Pont de la Tamise. Elle n’a .pas. plutôt mis le pied dans son bateau, qu’elle s’y volt assaillie. de fange, d’œufs pourris ; 8c fur le point d’être assommée
• de grosses pierres qu’on lui lançoit pour couler à fonds fa» barque. Noye^, noye^ cette Sorcière (*) , s’écrioit cette» troupe phrenétique ; & la Reine eut infailliblement péri,. si elle n’eut cédé à ces furieux , en rentrant dans la Tour. .
Que de réflexions il y auroit à faire fur un pareil peuple,fur le danger de la foiblesse dans les Rois ! Car ce n’estpoint ici une vengeance exercée fur un méchant Prince.
LEYCESTER , COMBATTANT A PIED , HenriIILdemande grâce aux Royalijîes , qui la lui refusent(en 1265).
L’ÉVÈNEMENT, que doit présenter ce tableau, n’auralieu que quand la fortune fera passer brusquement le Comtede Leycester du plus haut période de fa gloire au dernierécueil , qui presque toujours attend les traîtres à la fin deleur carrière.
Au milieu des agitations d’un peuple, ni entièrement assu-jetti, ni absolument indocile, de cette Nation, qui, commeGalba le disoit des Romains à Pifon, en l’associant à l’Empire,semble ne vouloir connoître ni une liberté entière , ni unentier esclavage, Henri 8c sa femme , retirés dans le Palaisde Londres, ne pouvoient se croire à P abri de Potage. Pourobtenir quelques momens de calme, à la faveur desquels onput prendre une forte résolution 8c réparer ses malheurs, il
(* ) D. Hume.
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