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allut tout accorder : le renouvellement des statuts d’Oxfíjrd^des places fortes en otage, Fexclulîon des Etrangers, & sacri-fier presque tous les droits de la Royauté, pour en conserverle simulacre.
Dans cette extrémité accablante, Henri attendoit tout deion fils Edouard. Ce Prince, qui se formoit à Fécole du mal-heur , deja Introït de toute la force de son caractère contre lesavantages que prenoit chaque jour une noblesse mutinée, quiparvenoit à se rendre indépendante ; &, lorsque Famé de Henrise flétrissoit par l’infortune, celle d'Edouard y développent legerme de sa grandeur.
Ce fut dans la fuite la ressource du Monarque, à qui labravoure & la fermeté de son fils donnèrent du ressort. Cetteressource n’eut pas d’abord son effet. Edouard étoit jeune, &L’impétuofité de son sang, qui bouilionnoit de vengeance &de colorele rendit plus d’une. fois imprudent. Dur & despo-tique , il commence par se brouiller avec les habitans deBristol, il ne leur échappe que par une ruse ; Sc se volt forcéd’abandonner aux Ligueurs le Château de Windsor.
Tant d’avantages enssoient Forgueil de* Leycester; mais,comme, il est rare que le joug d’un Usurpateur ne soit pasplus odieux que celui du maître légitime, même le plus dur,la Noblesse ne vit bientôt dans Leycester qu’un oppresseurdont il étoit tems d’arrêter les violences.
Au défaut de ce sceptre impuissant, qui se courboit dans lesmains de Henri, un Sage, qu’une politique ordinaire eut intéresséà la ruine de F Angleterre, Louis , Roi de France, le modèle desPrinces de l’Europe & l’honneur de la Religion, veilloit, par unsentiment naturel à une grande ame, au bonheur des hommes,de ceux mêmes qui ne lui étoient pas soumis. Louis assem-bloit ses États à Boulogne, pour le couronnement de son fils& pour une nouvelle croisade: il avoir sommé le Roi d'Angleretrs-