Ce qui fefla de factieux canonisa son fanatisme, le parti desRoyalistes l’outragea après fa mort ; Édouard plus juste honoradans lui par ses regrets la mémoire d’un grand Capitaine,digne par fa bravoure d’une meilleure cause. Ce Prince voleauffi-tôt a Henri & le ramene dans son camp. C’est ainstqu Édouard preparoìt la grande réputation que dévoient luiassurer fa bravoure & f a politique.
ÉDOUARD COMBAT ADAM, BARON DEGOURDON, A lui accorde, la vie (en 1266).
CatilinA. étoit tombé, car c’est ainst que les Historiensdu tems qualifient le Comte de Leycester; St ce Chef desLigueurs, dont Roger de Mortimer avoit envoyé la tête àfa femme, ayant disparu, la Conjuration ne jetta plus quequelques étincelles qu’il fut aisé d’éteindre. On a dit querien n’étoit plus divin fur la terre qu’une ame forte aux prisesavec le malheur , mais faut-il moins de grandeur pour fe -garantir de l’ivresse de la prospérité ? La fortune put bienrendre à Henri ses faveurs ; mais elle ne lui donna ni gran-deur d’ame, ni sagesse, il sembla n’avoir acquis d’autre avan-tage que le pouvoir de se livrer à son avarice Sc à sa ven-geance.
II convenoit de punir Londres & de châtier par l’humilia-tion de cette Ville des citoyens qui étoient entrés dans laLigue avec une aveugle fureur. La prudence & l’équité vou-laient qu’on les dépouillât des prérogatives dont ils avoientabusé, pour insulter auTrône. II falloit que, sans portes, fanschaînes, fans barricades, cette Ville orgueilleuse annonçât atous les yeux fa disgrâce , que Filtz-Thomas, ce Lord-Mairesi fougueux, qui déja avoit dévoué à la mort quarante des2 orne II. D
Heìjri III.