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. l’avoir dépouillé de tous ses titres & de ses biens, ne donna, qu’un mépris insultant à son humble démarche, & d’autre. asyle à sa personne que la Tour de Londres. .
Dix années du règne d’Edouard se passèrent dans lesagitations que lui causa l’Écosse , qui ne cessa de protestercontre l’Usurpateur, dont le despotisme & la cruauté lui firentregretter plus d’une fois ses anciens Maîtres. Ce Prince n’ytrouva qu’un peuple révolté, qui lui vendit chèrement lesplus légers avantages , & ne lui laissa prendre dans ceRoyaume aucune, consistance. Le monument qui reste de sesexploits, se voit encore à Westminster; c’est la pierre, qui,disent d’anciennes chroniques, avoit servi d’oreiller à Jacob ;& qui, enchâssée dans du bois, servoit au Couronnementdes Rois d’Ecosse. Edouard meurt les armes à la main contreles Ecossais ; &, voulant que fa haine lui survive, il ordonneà son fils, en mourant, de marcher contre eux, en faisantporter avec lui les offemens de son père , comme un gagede son succès, jusqu’à ce qu’il ait exterminé ce malheureux
L--EVU.LL COMTE DE LANCASTER
traverse la ville de PontsraA, pour fe rendre au lieude son supplice (en 132.2,).
"Vo ICI donc encore dans la même Nation un triste exemplede la puissance avilie & d’un Monarque dégradé par la foiblesse& la pusillanimité de l’homme. L’aigle, quoiqu’en dise Horace,ue produit donc pas toujours des aiglons ! Trois Acteurs princi-paux s’emparent ici de la scène. Deux favoris qui fe succè-dent , balotent le Prince, auquel ils impriment tout le désordrede leurs passions. Une Reine perfide & atroce,femme insidelle,