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Tome II.
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factions qui avoient un moment partagé l’Écosse. Mais laNation n’osant point prendre sur elle un choix qui pouvoitentraîner une guerre civile , eut recours à la médiationd’Édouard.

La fiction n’a point encore imaginé de fable, où le renardau sortir du carnage d’un troupeau, ait été appelle pour pacifierun troupeau voisin. Ici l’histoire va plus loin que la fable ; &le caractère d’Èdouard justifie pleinement l’allégorie. Ce Monar-que , rendu arbitre de la Couronne, en devient bientôt lemaître. II accorde à la Justice de prononcer contre les titresde Brus, 8c de reconnoître les droits de Baillol au sceptre del’Écosse. Mais son ambitieuse cupidité enchaîne le nouveauRoi par un serment qui le soumet à la Couronne d’Angle-terre.

Baillol rougit bientôt d’un sceptre qui se courbe si honteuse-ment dans fa main , & cherche à se ménager une ressourcedans une Ligue avec Philippe-le-Bel. Mais il lui fut plus facilede se faire délier par le Pape de son serment de fidélité enversle Monarque Anglois, que d’échapper à fa vengeance. Elle futcomplette. Aux forces de Baillol, Edouard opposa 8c la force 8cla ruse. Les Écoffois trompés perdirent vingt mille hommes;toutes les places considérables, 8c leur Roi lui-même tombè-rent au pouvoir du Vainqueur.

Maître de la Couronne d’Écosse & du Monarque, Edouardvoulut jouir avec éclat de son triomphe, quand il permit àce malheureux Prince de venir implorer sa clémence . Le. Cimetière deStricka-Throe fut le lieu de P Audience. Edouard. accompagné de la Noblesse d’Ecosse 8c d’Angleterre, attendit. Baillol, qui se présenta sans fuite, monté fur un misérable. cheval, dont la maigreur 8c Pair ignoble sembloient annon-, cer l’opprobre 8c la détresse du Cavalier. Celui-ci, une verge.» blanche à la main, sollicita la pitié d’Édouard, qui, aprèsTome II. F