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par la protection de la Reine, il fut tout entier à sa libéra-trice auprès de laquelle il se rendit. ‘
Leurs amours Sc leurs intrigues concentrés juíqu’alors,éclatè-rent sitôt qu’ils furent en liberté. Edouard le sçut ; ses plaintes,qui retentirent à la Cour de France, donnèrent un nouvel éclatau scandale, envain il redemanda sa femme, qui, après lapaix signée, n’avoit plus de motif pour s’arrêter en France.Isabelle avoit levé le masque; ni les remontrances de sonmari, ni l’abandon de son frère même ne purent l’abattre.Déclarée ainsi que son fils ennemie de l'Etat, elle n’en devintque plus entreprenante & plus hardie dans ses ressources.Aidée des conseils du Comte de Kent, son beau-frère, livréeau génie de Mortimer Sc a l’esprit de faction que respiroittoute sa suite, elle s’évade de Paris Sc d’une Cour où elle secroit trahie, va négocier dans le Hainault le mariage de sonfils avec Philippine, fille du Souverain de ce Comté. Sa beauté,fes malheurs attendrissent Jean de Hainault, frère du Comte ,une de ces âmes ardentes toujours prêtes à s’enflammer pourl’honneur Sc la vengeance des belles. Trois milles hommes,dont trois cens Gentilshommes s’embarquent aussi-tôt àl’ordre d’Isabelle , & cette troupe exaltée à la fois par lavaleur chevaleresque Sc par Temportement d’une vengeanceforcenée va decider du sort de l’infortuné Edouard Sc de fesfavoris.
Rien n’arrêta la marche d’Isabelle. Maîtresse de Bristol , elley fait pendre le vieux Spenser, première victime que deman-doit le parti. Londres lui ouvre fes portes, l’Evêque d’Ex-cester, dont le zèle indiscret avoit révélé Sc empoisonné peut-être Tintrigue de Mortimer, y perd la tête ; Glocester suitTexemple de Londres ; Sc c’est de-la qu’après une feinte invi-tation au Monarque de venir prendre le timon de l’État, elle
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