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. sédition violente j qui, des campagnes, vint embraser ía
• Capitale. De nouveaux besoins avoient produit une sur-. charge d’impôts qu’on eut pardonnés à la réputation d’E-. douard ; mais dont on fit un crime au jeune Roi. Un Collec-. teur insolent, qui insulta la fille d’un couvreur, pour s’asiurer
• de son âge , avoit mis Londres en combustion dans un» instant. Cent mille hommes s’y trouvèrent fous les armes : les, Palais, les Hôtels furent livrés aux flammes. La faction
• songeuse qui les brûla fit couper la tête à l’Archevêque
• de Cantorbéry & au Grand-Trésorier. Un Chapelain ani-. moit sans cesse ce peuple phrénétique en lui prêchant» l’enthousiasme de l’égalitë des conditions fur ce texte :
Alors qu’Adam bêchoîtEt qu’Eve fìloit,
Où la Noblesse étoit?
• Enhardi par le succès de cette férocité, Wat-Tyler, îe. Chef de la Troupe, vint demander au Roi raison de sa. conduite, le sabre levé sur sa tête. Le scélérat fut aussi-tôt puni
• par le Maire de Londres, qui l’étendit mort fur la place,» Richard saisit avec intrépidité ce moment qui pouvoit lui. être funeste, harangua le peuple avec bonté, le soumit &. le désarma sans effusion de sang. . Ce fut le dernier traitde lumière que jetta son génie, & le dernier élan de son ame.Une faction bien plus importante en dévoila toute la foiblesse.
Les trois oncles du Roi, trois hommes d’un grand caractère,d’une bravoure reconnue & d’un génie fécond en ressources ;quoique divisés d’intérêts, unirent leurs forces pour perdreRichard & mettre le Royaume en combustion : tels qu’on voltle feu, Pair & Peau se rallier dans un orage, pour la désolationde la terre. Avec la première jeunesse de Richard, s’étoientévanouies toutes les espérances qu’on avoit pu concevoir de