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BATAILLE D'AZINCOURT
(en 141*5).
O N sent que nos tableaux ne peuvent avoir la régularité del’Histoire, qui doit ses crayons à tous les évènemens d’un règne»à tous les caractères des principaux personnages, ainsi qu’à toutesles nuances que prennent la législation & les mœurs* Notre pin-ceau peut bien laisser appercevoir dans le lointain des révolu-tions d’une moindre importance, des hommes dont l’existencen’excite pas un vif intérêt, quelques traits de lumière, qui, dansles vicissitudes des grandes maisons, des loix & des mœurs, nefont encore que préparer des scènes d’éclat ; & cette attention »que nous devions à nos Lecteurs, ne nous a point échappé.
Mais cet ouvrage, qui tient en quelque forte du drame, veutun choix d’évènemens ou de Héros qu’il doit offrir fur cetteforte de théâtre. Et dès-lors que Henri IV ait été loué par leClergé, dont il crut devoir ménager le crédit, pour ne pasréveiller fur son usurpation & sur la malheureuse fin du dernierRoi ; qu’il ait pris pour un titre à la Couronne une prétenduerésignation de Richard , comme si ce Prince avoit pu, de sonautorité, renverser l’ordre de succession; que, par cette injustice,il ait allumé une guerre longue & sanglante entre les maisonsd’Yorck & de Lancaster ; qu’il ait séduit son Parlement, jusqu’àlui faire consacrer cet attentat; que d’abord il ait exclus lesfemmes de la Couronne, & qu’ensuite il leur ait assuré le droitde s’y maintenir; qu’asisis fur ce trône chancelant, il n’ait presquecessé d’avoir à le garantir des différentes secousses que lui donnè-rent les Défenseurs de la maison d’Yorck & les Gallois révoltés jqu’échappé à ces orages, il ait trouvé dans ses remords son plusterrible ennemi ; que » jadis infidèle au sang de son maître.
Henri IV. e?Henri V.