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tremblant sur la fin de ses jours de retrouver l’effet de sesexemples dans son fils, Henri IV ait terminé fa vie dans l’agi-tation continuelle de la crainte Sc dans l’horreur d’une lèpreinfecte ; ce Prince, poulie Sc repoussé sans cesse par le chocsuccessif des évènemens , ne montrant ni de grandes vertusni des vices d’éclat, ne fournit à nos tableaux aucune scèneimportante, tandis que le règne de son successeur appelle nosLecteurs à de plus grands intérêts,
II falloit encore plus d’une révolution avant que la Couronne,qui, selon les loix de l’Angleterre, appartenoit aux descen-dans de Lionnel, second fils d’Edouard III, entrât dans lamaison d’Yorck. Henri IV avoir commis une imprudence, ennégligeant l’alliance de son fils avec l’héritière de Mortimer,Princesse qui eut transporté à son mari tous les droits de laRose-Blanche au trône. Des remords tardifs ne pouvoient niréparer une pareille faute, ni justifier l’usurpation. L’exempleeut plus de force fur l’ame de Henri V que les leçons d’équitéque lui donne son père en mourant. Cette Couronne, répon-dit-il à l’inquiet moribond, vous ne 1a. tene\ que de votre épée ,je sç aurai bien la conserver de même.
Henri eut bientôt occasion de faire ses preuves en ce genre.Sa valeur & son intrépidité déja connues fous le règne du feu;Roi, assoupirent à fa naissance une conspiration qui devoir placersur le trône Edmont Mortimer, & rétablir la maison d’Yorckdans ses droits. Plus flétri par la terreur, que maîtrisé par 1 am-bition , Mortimer la révéla lui-même.
II ne falloit pas moins que la réputation la plus imposante,pour que Henri put élever sa Nation Sc sur-tout son Parlement,dont le vœu lui étoit si nécessaire, à la hauteur des grandsprojets qusil méditoit contre la France, projets où ce peupleindépendant av-oit tout à risquer pour sa liberté , Sc si peu àespérer pour lui-même d^ns la ruine des François,